Pharmaco-cinétique



SCHEMA DU METABOLISME DES MEDICAMENTS ADMINISTRES PAR VOIE ORALE






Les interactions médicamenteuses sont source de toxicité et conduisent à des échecs thérapeutiques. Ces interactions sont fréquentes lorsque le métabolisme des molécules est médié par les enzymes hépatiques du CYP450 .

La moitié des médicaments subissent une dégradation hépatique passant par les isoenzymes du CYP450, notamment le CYP3A4 mais également les CYP2C9, CYP2D6, CYP2C18, CYP2C19 etc.


Ces médicaments peuvent être simplement substrats du CYP450. Ils n'influencent pas les concentrations des autres molécules associées mais peuvent voir leur métabolisme modifié à la hausse comme à la baisse par les traitements co-administrés.

D'autres sont à la fois substrats et inducteurs enzymatiques. Ces molécules induisent ainsi leur propre métabolisme (auto-induction) pour atteindre un état d'équilibre en quelques jours mais peuvent induire le métabolisme d'autres drogues co-administrées. Les concentrations plasmatiques sont alors en deçà de celles attendues. Le traitement alors inefficace peut, dans le cas des ARV, conduire à l'émergence de résistances virales compromettant le contrôle de la maladie VIH.

D'autres encore sont substrats et inhibiteurs enzymatiques (par compétition au niveau de l'enzyme). C'est bien entendu le cas du ritonavir (r ou RTV), utilisé à des doses de potentialisateur des inhibiteurs de protéases (IP) auxquels il est associé. Les concentrations plasmatiques sont supérieures à celles attendues. Il peut en résulter une meilleure efficacité comme pour les IP boostées (IP/r) ou une augmentation de la toxicité.

Enfin certaines molécules sont tout à la fois substrat, inducteur et inhibiteur enzymatiques rendant les prévions de co-prescriptions difficiles.
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